La défense collective des droits : On vaut plus que des tapes dans le dos !

Lévis, 3 février 2026  – Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) participe à la Semaine de grève et de mobilisation coordonnée par le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) du 2 au 6 février 2026. Cette mobilisation du mouvement est nécessaire face à l’inaction de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Mme Chantal Rouleau. Actuellement, les protocoles de financement des organismes en défense collective des droits (DCD) ne sont toujours pas renouvelés pour la prochaine année financière débutant le 1er avril 2026. Cette situation menace leur financement à la mission et, par le fait même, leur survie. Alors que la fin du Plan d’action gouvernemental en action communautaire (PAGAC) 2022-2027 approche, la ministre continue de répéter les engagements du budget 2022.

Les chiffres avancés par la ministre occultent une réalité de plus en plus difficile pour les organismes en DCD, qui ont encore été largement négligés et sous-financés. Le gouvernement caquiste continue de refuser un mécanisme d’indexation, exposant les groupes à un appauvrissement continu. Finalement, les délais de signature du protocole de financement pour l’année 2026-2027 entraîneront assurément des pertes d’emploi au sein des organismes concernés et des bris de services pour les populations les plus vulnérables.

Pendant que l’État se désengage, les attaques contre le filet social précarisent les organismes en DCD : « La montée de la droite et les reculs en matière de condition féminine sont clairs en Chaudière-Appalaches. Dans ce contexte, il est inacceptable que le financement à la mission d’un organisme comme le nôtre, qui travaille au quotidien à l’atteinte de l’égalité des genres et à la défense des droits des femmes, soit plus incertain que jamais. » déclare Karine Drolet, directrice générale du RGFCA.

C’est pour dénoncer cette réalité que l’équipe du RGFCA et son conseil d’administration se sont mobilisés, hier, en participant à une journée entière de grève avec plusieurs groupes de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale. Le RGFCA a fait entendre ses revendications haut et fort aux député.e.s provinciaux afin de rappeler l’importance du rôle de contre-pouvoir et de transformation sociale que jouent les groupes en défense collective des droits. 

Alors que nous amorçons la dernière année du PAGAC, et que nous poursuivons nos efforts pour faire retirer le chapitre 4 du Projet de loi 7, qui fait disparaître le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA) comme véhicule privilégié protégeant l’autonomie de la DCD, il est grand temps de reconnaître la DCD et de nous garantir les ressources nécessaires à la réalisation de nos missions. La défense collective des droits mérite mieux que de belles paroles et des tapes dans le dos !

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de vingt-quatre (24) groupes de femmes qui travaille à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Source : Laura Nadeau, responsable à la mobilisation au RGFCA, 418-831-7588

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