Devant la crise des féminicides, le RGFCA intensifie sa mobilisation

Lévis, 15 juillet 2026 Pas une de plus. Ce slogan, les groupes de femmes de la région le répètent sans relâche à chaque fois qu’une femme est assassinée en raison de son sexe. Malgré ces efforts de sensibilisation et de prévention, depuis quelques années, la crise des féminicides s’intensifie. Depuis le début de l’année 2026, on dénombre 13 féminicides connus au Québec. La violence basée sur le genre se manifeste sous plusieurs formes, parfois de façon insidieuse. Le féminicide en est sans aucun doute la forme la plus extrême.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est profondément indigné de voir cette violence coûter la vie à un nombre ahurissant de femmes. Le 9 juillet dernier, Yasamin Ataye, 41 ans, a été tuée par son fils de 18 ans à Sherbrooke. Le 19 juin, Sushmita Bhaskaran, 51 ans, a été retrouvée morte et enterrée dans un boisé, ici, à Lévis. Selon la Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF), le nombre de féminicides au Québec depuis le 1er janvier 2024 s’élève à 54. Sur cette liste qui ne cesse de s’allonger se retrouvent des femmes de tous les horizons; la preuve qu’il n’y a pas qu’un profil de victime. Ces femmes tuées aux quatre coins de la province étaient des mères, des filles, des conjointes, des amies, des sœurs, des voisines, des travailleuses, des citoyennes. Le RGFCA souhaite honorer la mémoire de chacune d’entre elles et a une pensée particulière pour leur famille et leurs proches. 

Le Réseau sonne l’alarme encore une fois et condamne les féminicides : il y a urgence d’agir collectivement pour mettre fin à cette crise et protéger les femmes. Les groupes membres ont récemment donné au RGFCA le mandat de se doter d’un mécanisme de vigie sur les féminicides survenant au Québec. « Un comité régional formé de l’équipe et de groupes membres a été mis sur pied cet été. Nous ne resterons pas silencieuses face à ces féminicides qui s’additionnent à une vitesse inquiétante. Restez à l’affût, car des actions suivront cet automne en Chaudière-Appalaches pour dénoncer cette violence », assure Karine Drolet, directrice générale du RGFCA.

Bien que les féminicides ne surviennent pas qu’en contexte de violence conjugale ou post-séparation, quatre maisons d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale existent sur le territoire. N’hésitez pas à contacter ces ressources si vous sentez que votre sécurité ou celle d’une femme de votre entourage est menacée : 

  • La Jonction pour Elle, Lévis : 418-833-8002
  • Le Havre des Femmes, L’Islet : 418-247-7622
  • La Gîtée, Thetford Mines : 418-335-5551
  • Le Havre l’Éclaircie, Saint-Georges : 418-227-1025

La prochaine est encore en vie. Ensemble, assurons-nous qu’elle le demeure.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de 22 groupes de femmes œuvrant à la défense collective des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Source : Laura Nadeau, chargée de projets, RGFCA, 418-831-7588

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